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La boite à outil - Agriculteur en herbe
National / 05 mai 2008 / Partenaires
Comment sensibiliser jeunes et moins jeunes à l’agriculture durable ? La FRCivam Basse-Normandie a sorti pour cela un jeu, permettant de mieux comprendre le métier d’agriculteur mais aussi de repérer des pratiques durables en agriculture. Ce jeu peut être intéressant pour sensibiliser les plus jeunes en camp ou en équipe, ou pour lancer un débat en équipe agricole.

Avec la sortie du jeu « Agriculteur en herbe », la Fédération des Civam de Basse-Normandie a pour objectif de sensibiliser le grand public à l’agriculture durable tout en ayant une approche de la saisonnalité de ce métier. Le projet, né il y a deux ans sous l’impulsion d’un groupe de quatre agriculteurs.

Et ce sont ainsi plus de 400 questions qui ont été concoctées par l’équipe de la FRCivam avec deux niveaux de difficulté différents. Le niveau 1 « Découverte de l’agriculture » et le niveau 2 plus corsé « Agriculture durable » qui s’articule autour des trois piliers de l’agriculture durable : économiquement viable, socialement équitable, respectueuse de l’environnement.
Testés auprès d’adultes, d’enfants en lien avec le milieu agricole ou non, les questions sont agrémentées de notes explicatives pour le vocabulaire difficile.

Sur le plateau, les joueurs progressent au rythme des saisons et gagnent des « Bûchettes » avec des propositions interactives entre les participants qui mettent en avant le pilier social du développement durable.
Erika Van Lierde, animatrice de la FRCIVAM, ajoute : « La journée type d’un agriculteur est souvent pimentée par des aléas que nous avons intégrés en tant que Surprises dans le jeu ». Les questions pédagogiques alternent aussi avec des questions plus légères. Alors si un Normand vous propose « un coup de beire ». C’est : un coup de main, un coup de poing ou un coup de cidre ? La réponse est dans « Agriculteur en herbe » en vente au tarif de 30 euros (frais de port non compris) auprès de la FRCivam Basse Normandie.


FRCivam Basse Normandie
2 place du 8 mai 1945
14500 Vire
Tél. : 02 31 68 80 58
E-mail : frcivam@tiscali.fr
frcivam@tiscli.fr

Les cafés installation de la Marmite
Bretagne / 05 mai 2008 / ECADIA
Le MRJC Bretagne a mis en place depuis un an et demi un lieu d’accueil et de ressources pour les porteurs de projets agricoles sur le pays de Vannes. Discussion avec Gwenollé Le Galloudec, permanent qui anime la Marmite.

> Comment est née l’idée du café installation ?

Il y a plusieurs origines. On s’est d’abord inspiré des cafés installations organisés par la FDCivam d’Ille et Vilaine, qui ont lieu tous les 3 mois à l’échelle départementale. En 2006 nous avons également accueilli une rencontre inter régionale agricole, avec des visites, des témoignages de paysans installés. Ca nous a paru intéressant et on a eu envie de continuer avec les porteurs de projet. On a donc mis en place des rencontres régulières en invitant les jeunes qui s’intéressent à l’agriculture et ont un projet plus ou moins avancé. Ces rendez-vous ont lieu soit au siège de la Marmite, soit chez un porteur de projet, une fois par mois, en général le premier vendredi. Notre réseau est restreint au pays de Vannes, ça permet de conserver une certaine proximité : les gens se croisent au quotidien, certains bossent ensemble, parfois ils sont devenus copains. Mais on arrive quand même à avoir à chaque fois 15 à 20 participants, qui ne sont pas toujours les mêmes.

> Quels ont été les sujets abordés jusqu’à présent ?

On a parlé de la commercialisation, car beaucoup sont sur des projets de vente directe sur les marchés et n’en mesuraient pas vraiment les contraintes. Un café a eu lieu sur la thématique de l’accès au foncier avec une intervention de Terres de Liens ; un autre sur le financement des projets avec l’ADIE et la Nef. Nous avons également organisé une rencontre sur la construction des projets d’installation avec une conseillère de la Chambre d’agriculture présente sur le secteur. Accueil Paysan est également venu sur la question de l’accueil en rural. Mais il n’y a pas forcément un intervenant à chaque fois : on se réunit parfois juste pour discuter de l’avancée des projets de chacun.


> Justement quels sont les projets qui sont menés ?

Nous accueillons tout type de public : certains ont juste une vague idée, d’autres sont déjà installés et ont besoin de confronter leur situation avec d’autres. En ce qui concerne les projets, ça va du café associatif à l’élevage laitier classique, mais nous avons énormément de projets qu’on peut qualifier d’atypiques, tournés vers la transformation et la vente directe : maraîchers, paysans-boulangers, éleveurs de porcs fermiers, producteurs de fromage de chèvre, etc… Autre caractéristique : la plupart sont sur des pratiques bio, mais ils ne sont pas tous labellisés.

L’objectif pour nous c’est d’élargir ce public, de toucher également les gens qui ont des projets dans l’artisanat. Pour le moment on a du mal a les fidéliser, car on a une étiquette très agricole. Je crois que des propositions spécifiques sont à mettre en place pour ce public là.


> Est-ce que vous arrivez à évaluer l’impact de ces cafés installation sur les personnes touchées ?

Les cafés permettent de favoriser l’intégration des porteurs de projets qui ne sont pas issus du milieu agricole et/ou du territoire de façon très rapide. Le café, c’est un lieu de rencontre qui remotive, qui fait se poser des questions sur son projet, qui parfois remet en cause le projet quand ça ne tient pas la route. C’est aussi un réseau d’entraide : les participants se donnent des coups de main, se donnent des informations par exemple pour acheter du matériel.

Cette activité reste le « fond de commerce » de la Marmite. On a démarré là-dessus. On organise aussi des visites sur une journée ou un week-end, mais quand un porteur de projet m’appelle pour la première fois, je lui propose directement de venir au café-installation.


> Pourquoi ces personnes t’appellent alors qu’il existe des organismes dont c’est le boulot ?

Ce que propose la chambre d’agriculture ne convient pas aux porteurs que je rencontre. L’accompagnement est trop personnalisé, il n’y a pas de temps de regroupement avec d’autres, ou alors c’est avec des gens qui sont sur des projets très classiques. Le nouveau parcours à l’installation (Plan de Professionnalisation Personnalisé) risque de ne rien arranger. Les porteurs de projet plutôt atypiques se sentent assez marginalisés quand ils se retrouvent avec d’autres, ils ne sont pas à l’aise pour participer à une formation collective. Avec les cafés installation, ils se retrouvent dans un cadre de confiance et avec des gens avec qui ils ont la même sensibilité.

> Mais est-ce qu’au final le café installation n’est pas une sorte de prestation de service, qui permet certes à chacun d’avancer, mais n’incite pas forcément à l’action collective, à agir sur l’agriculture ?

Certains participants jouent maintenant un rôle actif au sein de la Marmite ; ils participent à son pilotage, à son développement. Les réflexions menées actuellement sur la création d’un espace-test, les rencontres avec les élus, les partenaires, se sont avec eux. L’activité « cafés » et le reste se distinguent progressivement. Ainsi les porteurs peuvent aussi avoir un engagement collectif qui dépasse leur intérêt propre.

Par contre le lien avec le MRJC reste assez distendu : tout le monde sait que je suis permanent du MRJC mis à disposition de la Marmite ; que c’est le MRJC qui est à l’origine du projet. Mais les participants aux cafés ne vont pas aux activités proposées par le mouvement, et s’y investissent encore moins. A vrai dire c’est une limite de cette expérience, il y a un cloisonnement certain, ça tient aussi au fait que je n’ai jamais vraiment fait de proposition en ce sens. Mais certains sont aussi réticents à se rapprocher d’une organisation, surtout avec une dimension chrétienne.
o.joly@mrjc.org

Rencontres de la commission nationale
National / 05 mai 2008 / Commission Nationale
Depuis l’automne dernier le MRJC réunit des commissions nationales de branche, composées de membres de l’instance nationale et de militants des régions. En ce qui concerne l’agriculture, Guillaume Cuny (Rhône-Alpes) Pierre-Marie Moreau (Poitou-Charentes) et Antoine Reulier (Pays de Loire) sont venus rejoindre François Forest, Audrey Massié et Olivier Joly pour le national. La commission travaille sur la question du foncier et de la gestion de l’espace. C’est une problématique majeure qui reste une clef de l’installation des jeunes, en particulier dans un contexte de renchérissement des terres du fait de l’urbanisation.

Les deux premières rencontres ont permis d’éclaircir le sujet : quand on parle de foncier et de gestion de l’espace, on aborde des notions parfois complexes, enchevêtrées, qui touchent à la fois au juridique, au politique, à l’économique voire au psychologique… Quelques « nœuds » ont été identifiés, comme la transmission des exploitations, le rôle des collectivités locales, le contrôle des structures, la tension avec l’urbanisation, etc… Au final cette recherche-action, prévue initialement sur 2 ans, doit permettre de formuler des propositions aux responsables professionnels et politiques, mais aussi doit déboucher sur des projets menés localement sur cette problématique. Prochaine étape en juin avec des rencontres sur le terrain, pour aller voir concrètement comment ça se passe avec des acteurs locaux.
o.joly@mrjc.org

Des nouvelles des ECADIA
National / 06 mai 2008 / ECADIA
La dynamique ECADIA se poursuit cette année, avec 4 sites qui sont en phase de concrétisation, sur des projets qui explicitent nos idées par des réalisations.

En Bretagne, La Marmite poursuit ses cafés installations, qui réunissent  tous les mois des porteurs de projets. Des sorties thématiques (vente directe, coopérative d’activités, phyto épuration, etc…) ont été organisées. Une association est en cours de création pour porter la structure. Enfin, la création d’un espace test (mise à disposition de terres et de matériels pour démarrer et essayer son activité) est à l’étude.

Dans la région Centre, le projet ECADIA prend la forme d’un réseau de maîtres de stage pour des jeunes intéressés par l’agriculture mais non formés : il s’agit de leur proposer un espace de découverte du métier d’agriculteur, souvent sur des pratiques alternatives et des activités innovantes.

L’équipe de Rhône-Alpes poursuit ses efforts visant à mettre en place un espace test agricole, lieu d’expérimentation au métier, destiné aux jeunes formés qui souhaitent se tester en grandeur réelle sur une exploitation mise à leur disposition (élevage laitier pour le Comté + activités de diversification). La concrétisation est actuellement ralentie par le blocage des responsables professionnels et le manque de courage politique des élus locaux.

Enfin en Franche Comté l’expérimentation ECADIA a pris un chemin parallèle, aboutissant à la création d’un jeu. Cet outil destiné aux jeunes en formation ou qui se préparent à s’installer a pour objectif de sensibiliser à la dimension territoriale et à la construction d’un projet professionnel en lien avec un projet de vie, de façon à rendre les projets à la fois plus réalistes, plus cohérents, plus diversifiés.

Pour accompagner les sites, un temps de regroupement a eu lieu en décembre, un autre se déroulera en Bretagne début juillet sur les thèmes de l’accompagnement des porteurs de projet, sur la stratégie partenariale et sur la pérennisation de nos réalisations.
o.joly@mrjc.org