Coopération de mouvements chrétiens pour l'éducation, la formation, l'emploi des jeunes cadres agriculteurs en France, afin de relever les défis de société face à la mondialisation, promouvoir un développement durable et la protection de l'environnement, favoriser la transmission d'entreprise et les projets associatifs en milieu rural pour l’agriculture.

le 16 nov 2010

Jeune et Rural ? Le remaniement n'est pas pour toi !

Cinq?  C'est le nombre de responsables gouvernementaux différents en charge de la « jeunesse » depuis 3 ans ! Ministre, Secrétaire d'Etat, Haut Commissaire, Ministre, Secrétaire d'Etat.. A quand le prochain ?!

Zéro ? C’est le nombre actuel de ministère en charge des espaces ruraux. A moins de croire en la capacité du ministre « de l'agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement territorial » à faire une place digne de ce nom au développement des territoires ruraux dans sa politique…


La place de la jeunesse bafouée

Comment Nicolas Sarkozy peut-il être pris au sérieux quand il est pourtant écrit sur le site de l'Elysée : « Le Président de la République s'est engagé à faire de l'action en faveur de la jeunesse (les 16-25 ans) une des priorités de son mandat. Les jeunes sont en effet depuis de nombreuses années plus fortement touchés que le reste de la population par le chômage et la précarité. Il est donc primordial d'œuvrer afin de leur garantir les conditions d'un bon départ dans la vie. »
On cherche la cohérence… alors que le contexte est alarmant !
Des milliers de jeunes se sont encore fait entendre ces derniers temps dans les rues, exprimant ainsi leur inquiétude face à l'avenir et le manque de reconnaissance de leur situation dans la société.
Alors qu'il aurait fallu placer la jeunesse comme une question centrale de la politique nationale, voilà que Nicolas Sarkozy  en fait une thématique secondaire sous l'égide de l'éducation nationale. Nous pouvons ainsi nous attendre à une politique qui cantonne les jeunes à la question lycéenne et étudiante alors que la réalité est beaucoup plus complexe (précarité dans la recherche d'un emploi stable, stages, accès à l’autonomie, etc.).
« Si une société est malade quand elle oublie son passé, que dire d'une société qui ignore son avenir ? Il est grand temps que nos dirigeants cessent de reléguer la jeunesse au second plan, c'est une attitude irresponsable. » résume ainsi Audrey Massié, présidente du MRJC.

Les territoires ruraux (re)mis aux oubliettes


L'égalité des chances, c'est pour quand ?
Alors que pendant de nombreuses années la République française a pensé et mis en oeuvre son aménagement du territoire selon le principe de l'égalité des chances, force est de constater que ça n'est plus le cas depuis quelques années. Dans une logique de développement par pôles, quid des territoires ruraux ? Sont-ils cantonnés à être les trous noirs de la République ?
La création, historique, d’un ministère dédié à la ruralité en 2009, avait pour objectif de flatter un électorat rural un peu oublié. Malgré un ministère à faibles moyens, les Assises des territoires ruraux devaient relancer une vraie politique de développement rural dans notre pays. On l’attend encore. A peine un an est passé, que ce ministère disparaît pour rejoindre celui de l’agriculture. Cela ne fait que confirmer le scepticisme déjà installé auprès des acteurs ruraux. Avec ce remaniement, les territoires ruraux passent une fois de plus à la trappe, sans parler des fonds qui seront alloués à leur développement.
« Si le président de la République aime à rappeler qu'il ne doit pas exister de zones de non droit en France, il semble que les zones de non vie ne le dérangent pas. » déclare Audrey Massié, présidente du MRJC.

A priori, l'égalité des chances, ce n'est pas pour aujourd'hui.


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