Coopération de mouvements chrétiens pour l'éducation, la formation, l'emploi des jeunes cadres agriculteurs en France, afin de relever les défis de société face à la mondialisation, promouvoir un développement durable et la protection de l'environnement, favoriser la transmission d'entreprise et les projets associatifs en milieu rural pour l’agriculture.

le 22 mar 2011

Service civique : le mirage d’une politique jeunesse

Il y a un an, le ministère de l’Education nationale et l’Agence Nationale du Service Civique annonçaient en grande pompe 25 000 volontaires pour l'année 2011. L'ambition est aujourd'hui revue à la baisse. Alors que le site service-civique.gouv.fr annonce 38 000 jeunes candidats, seuls 15 000 volontariats devraient être signés cette année. Force est de constater que l'objectif de 75 000 volontaires d’ici 2014, soit 10 % d'une génération, est mis à mal.   

Après les effets d'annonce, les restrictions


Un nouvel exemple de l’absence de volonté politique de porter un véritable projet pour la jeunesse. Alors même que la situation des jeunes interroge la société, le gouvernement peine à sortir des effets d'annonce et de l'affichage médiatique. Pourtant les jeunes répondent largement à cette forme d'engagement, montrant leur désir de participer à la construction d'une société plus juste et solidaire. Après un an d'existence, le service civique prend dangereusement la voie du service civil qui avait abouti à un échec : manque de visibilité sur l'évolution du nombre de volontaires et forte restriction budgétaire avaient fini par lasser les jeunes et les structures d'accueil.    

Jeunesse : l'oubliée de la République

Le service civique faisait partie des propositions du Livre Vert pour la Jeunesse paru en 2009. À ce titre, il devait être un élément d'une politique jeunesse complexe et ambitieuse. Nous attendions encore des mesures complémentaires. Les jeunes, en plus d'attendre, doivent, une fois de plus, défendre le peu de politiques qui leur est destiné !  À l’occasion de la mobilisation contre la réforme des retraites, les jeunes étaient dans la rue. Un débat semblait s'être amorcé autour de leur situation et de leur image dans la société, relayé par les médias et de nombreux sociologues. Pour autant, le gouvernement recule encore et laisse la jeunesse de côté.  « Les jeunes attendent autre chose qu'un affichage médiatique. Il ne s'agit pas simplement d'annoncer que la jeunesse est une priorité de la politique française, encore faut-il aller jusqu'au bout de ce qu'on entreprend », souligne Audrey Massié, présidente du MRJC.    

Nous rappelons que le service civique, quand il est pensé et vécu comme un engagement citoyen est une étape importante dans l'émancipation des jeunes. Nous avons pu le constater chez les jeunes que le MRJC a accueillis depuis quelques années. Nous appelons donc les responsables politiques à tenir les engagements pris il y a un an. C'est un minimum pour répondre aux problématiques rencontrées par les jeunes de notre pays.
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