Avant qu’on ne me propose d’accepter un poste de permanent, je n’avais jamais entendu parler du MRJC. Par contre, je connaissais pas mal de monde qui en faisait partie, ou plus précisément, qui faisait partie d’Euskaldun Gazteria, la branche Pays Basque du MRJC.
Très impliqué dans la construction de l’avenir de mon territoire, et ayant longtemps traîné mes guêtres dans d’autres mouvements de jeunes, je n’ai pas hésité longtemps (10 secondes chrono entre la première proposition et mon accord définitif). Quand on est militant, un poste de permanent, ça ne se refuse pas.
Pour moi, c’est l’occasion d’ouvrir une parenthèse de trois ans dans mon parcours. Trois années pour pouvoir militer à plein temps, pour pouvoir accompagner des jeunes dans la réalisation de projet, pour apprendre, pour montrer, réfléchir, découvrir, créer des débats,… trois années pour former et se former…
Évidemment, quand on vient de l’extérieur, comme moi, il faut s’adapter. Apprendre la signification de tous les sigles utilisés par le national, prendre le pas d’approfondir les réflexions et s’habituer à ces temps de relecture, ces constantes prises de recul qui ralentissent quelque peu la mise en œuvre des actions, mais qui permettent de les pousser bien plus loin…