Une société qui expulse ses citoyens aujourd’hui, c’est une société en marche à l’envers

A Notre Dame des Landes, dans les universités, dans la rue ou encore dans les hôpitaux, soignant.e.s, avocat.e.s, fonctionnaires, cheminot.te.s, étudiant.e.s, paysan.ne.s : toutes et tous expriment le refus d’une société marchandisée vers laquelle le gouvernement veut nous emmener en marche forcée. La seule réponse du gouvernement face à ces contestations est l’usage de la force comme en témoigne  les nombreuses expulsions des militant.e.s en lutte.  Le MRJC appelle à s’engager dans ces luttes. Nous sommes les travailleur.euse.s, étudiant.e.s, paysan.e.s, instituteur.trice.s, soigneur.gnante.s, entrepreneur.euse.s, cheminot.e.s qui construisons la société d’aujourd’hui et de demain. En disant aujourd’hui NON  à ces violences physiques, sociétales et économiques, nous disons OUI à un avenir que nous souhaitons solidaire, durable et humain.

Une société qui expulse ses jeunes aujourd’hui, c’est une société en marche vers l’individualisme et la défiance  

Nous soutenons les étudiant.e.s en grève expulsé.e.s violemment de leurs universités, et dénonçons la recrudescence d’agressions sur les étudiant.e.s perpétrées par des groupes fascistes.

> Pour aller plus loin :  Pourquoi la sélection mise en place à l’entrée des universités traduit–elle une sélection sociale et pourquoi s’y oppose t’on. 

Une société qui expulse ses services publics aujourd’hui, c’est une société en marche vers la pauvreté

Nous sommes solidaires des cheminot.te.s en grèves, et refusons une réforme de la SNCF qui délaissera les petites lignes rurales et aboutira à sa privatisation. Plus globalement, nous refusons un mouvement de marchandisation de la société, qui n’aurait que la rentabilité comme objectif. 

> Pour aller plus loin : Réforme de la SNCF, privatisation et mort des petites lignes secondaires

Une société qui expulse ses paysans aujourd’hui, c’est une société en marche vers la mort des campagnes

Augmentation des modèles agricoles intensifs, précarisation des petits paysan.ne.s, CETA, et surtout expulsions violentes et refus d’un modèle agricole alternatif à Notre-Dame-des-Landes … Ce n’est pas le monde rural pour lequel nous nous engageons depuis 90 ans. « Pour une baraque détruite, on en construira deux. Nous avons espoir dans notre force collective » 

> Pour aller plus loin : Destruction d’un modèle de vie et de production alternatif à NDDL 

Une société qui expulse les étrangers aujourd’hui, c’est une société en marche vers l’indifférence

Le projet de loi « Asile Immigration » est une chute de droit, proposant de doubler les temps de rétention et validant le principe de l’enfermement des enfants. Les délits de solidarité et les condamnations de militant.e.s se multiplient, au détriment des principes fondamentaux de fraternité et d’entraide.

> Pour aller plus loin : Retour sur les dangers du projet de loi Asile Immigration  


Demain, nous ne voulons pas d’une société où tout sera marchandise.

Quand tout sera privé, on sera privés de tout !

Nous voulons une société basée sur des services publics permettant l’égalité entre tou.te.s.

Nous voulons des trains présents sur l’ensemble du territoire pour nous déplacer de manière écologique.

Nous voulons des universités ouvertes permettant à chaque personne d’étudier librement dans des conditions dignes.

Nous voulons des hôpitaux où nous pourrons avoir le droit d’être soignés quel que soient nos ressources et où l’humain est au centre.

Nous voulons des campagnes vivantes et accueillantes dans lesquelles vivre, décider, et travailler au pays ne sera pas un vain slogan.


S’investir:

Rassemblements de solidarité à NDDL partout en France : https://zad.nadir.org

Etats généraux des migrations : https://eg-migrations.org/